Il y a 70 ans, la libération du camp de Dachau

L’ouverture du camp de Dachau, au printemps 1933, fut l’une des premières décisions du chancelier Adolf Hitler, moins d’un mois après son arrivée au pouvoir. La machine totalitaire du pouvoir national-socialiste se mettait alors en branle, et débutait avec elle une longue marche vers l’horreur et la guerre.

Le 29 avril 1945, il y a tout juste soixante-dix ans, ce camp de concentration était finalement libéré par les armées alliées. Comme les fantassins de l’Armée Rouge à Auschwitz deux mois plus tôt, les soldats du monde libre y découvrent un spectacle de désolation sans précédent. C’est l’univers concentrationnaire, ses expériences médicales, ses fusillades et ses conditions de vie épouvantables réservées à ses prisonniers. C’est la force d’une idéologie qui réduit l’humain au statut de cobaye, de quantité négligeable. Près de 30 000 personnes périrent dans ce camp où étaient prioritairement envoyés les déportés chrétiens, coupables d’une résistance spirituelle inacceptable aux yeux d’Adolf Hitler.

Mon père Maurice a fait partie des français déportés à Dachau. Arrêté en septembre 1943  à Marseille, il est interrogé par la police allemande dans son QG du 425, rue Paradis, pendant dix jours. Transféré à Paris, il est finalement transféré au Sonderkommando de Reutte-Plansee, au camp de concentration. Au terme d’un an et demi de captivité, il participe activement au soulèvement des prisonniers quelques jours avant l’arrivée des troupes alliées. Ce sont les anciens prisonniers eux-mêmes qui leur remettent le commandant du camp, pieds et poings liés. 

70 ans se sont écoulés depuis cette libération. Le monde que nos aînés ont connu est heureusement révolu, et la construction européenne nous a garanti paix et réconciliation entre les nations. Au nom de toutes celles et ceux qui ont disparu, n’oublions jamais !