Emmanuel Macron, pas en position de demander un “plan Juncker +”

Le plan « Juncker », du nom du Président de la Commission européenne, est une formidable opportunité de relance pour l’économie française. Doté de 315 milliards d’euros d’investissements publics et privés, ce fonds nouveau peut donner les clefs d’une véritable sortie de crise sans peser sur les dettes publiques nationales.

Une chance à laquelle les Etats membres ne sont pas indifférents, mais qui comporte un certain nombre de critères identifiables. En effet, les projets défendus par les Etats au titre de ces financements doivent respecter une série de prérequis afin d’y être éligibles.

Comme à son habitude, et dans un grand élan d’amateurisme, le gouvernement socialiste avait présenté 32 projets qui n’y répondaient pas. Résultat : la Commission en a retoqué la grande majorité, et renvoyé les ministres français à leurs chères études. Au-delà de la démonstration d’une profonde méconnaissance de l’Europe, c’est une cruelle perte de temps pour l’économie française dont se sont rendus coupables François Hollande et ses ministres.

Inutile de dire à quel point les déclarations d’Emmanuel MACRON, Ministre de l’Economie, ont de quoi surprendre. En demandant l’élargissement d’un dispositif qu’il n’a pas su comprendre, il ose maintenant exiger de l’Europe un « Plan Juncker Plus ». Quelques mois seulement après un échec cuisant devant la Commission, une telle dose de cynisme et d’arrogance a de quoi dérouter.

Cette morgue ahurissante s’inscrit finalement dans une attitude tristement habituelle mêlant défiance et amateurisme vis-à-vis des institutions et des financements européens. Au moment des campagnes électorales, lorsqu’ils soutiendront que leur échec, « c’est la faute de l’Europe », les Français ne manqueront pas de leur signifier que personne n’est dupe !