REFORME DU SYSTÈME FERROVIAIRE FRANÇAIS: "OUI A L'OUVERTURE A LA CONCURRENCE, NON A LA FERMETURE DE LIGNES"

REFORME DU SYSTÈME FERROVIAIRE FRANÇAIS: "OUI A L'OUVERTURE A LA CONCURRENCE, NON A LA FERMETURE DE LIGNES"

Alors que le Premier Ministre Edouard Philippe a présenté ce matin les grandes orientations de la réforme du système ferroviaire que le Gouvernement entend conduire, Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Député européen se félicite des annonces faites mais rappelle sa vigilance sur les fermetures de lignes.

 

« Dans la continuité du rapport Spinetta, Edouard Philippe a annoncé ce matin les lignes directrices de la réforme du système ferroviaire qu’il entend conduire. En tant que Président de Région, responsable des TER, je me félicite qu’il ait fait siennes la quasi-totalité des propositions du rapport avec lesquelles j’étais majoritairement en accord.

 

L’ouverture à la concurrence est ainsi une bonne chose. Elle nous permettra de proposer le meilleur service pour les usagers au juste prix pour la Région quand aujourd’hui encore, nous n’arrivons pas à avoir la transparence sur ce que nous facture la SNCF. Nous avons d’ailleurs été la première Région de France à anticiper cette ouverture en lançant la semaine dernière un appel à manifestation d’intérêt aux opérateurs qui pourraient être intéressés par l’exploitation de certaines lignes de la région. Cela nous permettra d’avancer et d’être prêts lorsque l’ouverture à la concurrence sera effective.

 

Je reste prudent sur l’avenir des petites lignes, même si je me réjouis des déclarations d’Edouard Philippe disant que ce n’est pas à Paris que ces décisions doivent être prises. Nous sommes effectivement les mieux placés pour connaitre les besoins des territoires et y répondre. Je veux rappeler que sous ma présidence, il ne sera procédé à aucune fermeture de ligne et aucune fermeture de gare. Je suis très attaché à l’équité au sein de Provence-Alpes-Côte d'Azur et le train est un outil vital que j’entends préserver et conforter tant qu’on ne me demande pas de faire rouler des TER vides. Je reste toutefois vigilant parce que ces lignes nécessitent des investissements lourds pour assurer leur pérennité, et l’Etat ne doit pas se désengager comme il a pu le faire sur Paris-Briançon par exemple. Les intentions sont bonnes, les actes doivent suivre » a déclaré Renaud Muselier.

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