Perturbateurs endocriniens et Glyphosate: la transparence évite les inquiétudes injustifiées

Perturbateurs endocriniens et Glyphosate: la transparence évite les inquiétudes injustifiées

Communiqué de presse

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Alors que le Parlement européen rejetait aujourd’hui une objection sur la définition des perturbateurs endocriniens et à la veille d’un vote déterminant sur la prolongation de la substance glyphosate sur le marché européen, le député européen Renaud Muselier a tenu à réagir sur ces sujets majeurs de santé publique. « Les conclusions des deux autorités de références sur le sujet sont claires. L’Autorité européenne de sécurité des aliments et l’Agence européenne des produits chimiques n’ont pas trouvé dans leurs enquêtes de lien entre le glyphosate et le cancer chez les humains. Alors que nous faisons parfaitement confiance au quotidien à ces deux organismes pour surveiller les produits présents sur le marché, leurs enquêtes seraient soudainement falsifiées ? Cela n’a pas de sens. »

« Beaucoup d’inquiétudes ont été nourries ces derniers mois par manque de transparence sur ces deux sujets majeurs. Il n’est pas normal que cela soit un comité d’experts que personne ne connait qui ait le dernier mot sur la prolongation ou non de substances déterminantes pour la santé des consommateurs mais aussi la compétitivité de notre agriculture. Cette opacité nourrit les thèses les plus complotistes sur Bruxelles, alimentant une nouvelle fois l’euroscepticisme ».

« En réalité, la responsabilité reviendra au gouvernement et pas à un comité d’experts car la substance glyphosate est interdite pour les collectivités françaises depuis le 1er janvier 2017. Si la prolongation de la substance n’est pas autorisée et en absence de solutions alternatives, notre agriculture sera une nouvelle fois en porte-à-faux par rapport à la concurrence internationale car nous serions les seuls à ne pas pouvoir utiliser le seul produit qui existe pour protéger les récoltes. Alors que le gouvernement est systématiquement en retard dans les paiements de la PAC, cela serait un nouveau coup dur dont nos agriculteurs ne se relèveraient pas.

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