NON A L’ACCORD DE LIBRE-ECHANGE AVEC LE MERCOSUR

NON A L’ACCORD DE LIBRE-ECHANGE AVEC LE MERCOSUR

 

Communiqué de Presse

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Le député européen Renaud MUSELIER s’est félicité de l’initiative prise par le Parlement européen d’interroger la Commission européenne sur les suites qu’elle comptait donner à l’accord de libre-échange avec le MERCOSUR après des révélations de pratiques frauduleuses dans le secteur de la viande au Brésil. « Je suis heureux de voir que l’initiative que j’ai prise avec les autres députés européens de la délégation française du PPE a porté ses fruits : j’ai adressé une question prioritaire à la Commission le 27 mars sur la suite qu’elle comptait donner à cette affaire. Elle était hier au Parlement pour apporter des éclaircissements nécessaires ».

 Renaud Muselier a insisté sur ce point : « L’accord économique et commercial avec le Canada approuvé par le Parlement européen en février a démontré qu’une grande partie de l’opinion publique est très sensible au contenu de ce genre d’accord de libre-échange avec des pays tiers. J’ai voté en faveur du CETA car je pense que notre avenir se joue sur l’ouverture aux autres, sur notre potentiel à conquérir de nouveaux marchés à l’international et notre capacité à importer ce qui se fait de mieux à l’étranger en tenant des positions simples, courageuses, claires et transparentes donc compréhensibles et efficaces. Mais je suis opposé à une politique commerciale à n’importe quel prix ! Le scandale alimentaire dévoilé au Brésil le 17 mars est inquiétant : un gigantesque réseau de commercialisation frauduleuse de viande avariée a été démantelé. Si rien n’avait été fait, cette viande aurait très bien pu finir dans nos assiettes. »

 Le député européen élu de l’eurocirconscription Sud-Est a expliqué : « La mondialisation ne doit pas se faire au détriment de notre agriculture. Les filières bovines européennes traversent une crise alors que celle du MERCOSUR sont particulièrement compétitives. Notre agriculture de qualité doit être protégée, au nom de la bonne santé de nos compatriotes. »

 Renaud Muselier a conclu : « Ne réitérons pas les mêmes erreurs ! Je demande à la Commission européenne d’exclure de l’accord final la viande bovine, et d’arrêter les négociations tant que nous serons pas en mesure de protéger la santé des consommateurs avec certitude».

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